Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième
( 261 ) Rhin, et, ne ~onnoissant point la langue du pays, son zèle se trouva con1me enchaîné. Il eut le désir de rentrer en France, en obtint -l'agré111ent de<LVI. de Sabran, évêque de 1-'aon, et reparut dans son diocèse, avec des pou– voirs étendus, pour y exercer secrèten1ent la 111ission. Pendant environ huit n1ois, il s,acquitta des fonctions pastorales , avec ·une ardeur et une activité inex prin1able. Il prit des précautions pour se cacher , ' • ' I • • et n exposa po1nt ten1era1ren1ent sa vie et son i11inistère; cependant, objet de l'inqui– sition et des 111enées continuelles des princi– paux agitateurs, il ne pnt long- ten1ps leur ·échapper. Le 24 <lécen1bre 1 795, dans une paroisse où il venoit de faire faire la · pren1ière co111111union, il fut arrêté, de grand 111atin, par huit gendar1nes. Con1111e il étoit autant respecté que chéri de tous les fid èles, il lui eût été facile d' échapp~r à ces én1issaires de la ·persécutioii. Déjà la con1111une entière s'était levée en n1asse' pour s'o.pposer aux opérations -de la genda.rn1erie, et un sin1ple signe du con– fesseur de la foi sufiisoit pour le soustraire aux fers qu'ils lui préparoient; 111ais ce signe , il fut loin de consentir à le donner·; il conjura e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)
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