Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième

( 257 ) vissen1ent à des lois barbares , les sateU î tes eux-n1ê1nes ne rendissent hon1111age à ses ver– tus, et sur la route, ils se disoient les uns aux autres : « Nous son1mes dans la con1pagnie » d'un honnête honin1e, d'un ho1n111e ver– » tueux ». Le confesseur de Jésus-=Christ fut atteint , dans cette prison, d'u11e épidé111ie qui y régnoit. Ses sœurs, constan1n1ent anin1ées de la cha.rité la plus vive pour tous les prison- 11iers, durent · peut-être à ce beau ,sentiment la grâce qu'elles r1' obtinrent qu 'après de lon– gues et vives instances, celle que le cher n1a– lade fût transféré chez elles , pour y recevoir · les soin~ officieux :réclan1és par la voix du sang et par celle de l'am1tié. Sa fa111ille ne conserva son trésor que peu de jours. Avec ce zèle n1a– gnanin1e dont il étoit animé, M. Cordelie.r n 'avait pas dissi111ulé à un fidèle .an1i, qu'il craignoit l'effet que son arrestation et sa dé– tentioa produiroient .sur ses sens. On disoi~ que le sang lui avoit tourné > dans l'instant ou il fut saisi. Quoi qu'il en soit, porté chez ses sœurs, le 6 janvier 1795, il eut un long dé-. lire, pendant lequel, l'esprit et le cœur tou– jours pleins des pieuses pratiques de sa vie , il se représentoit disant la sainte n1esse, s'y dis .... ll'I. 17 e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)

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