Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième
( !156 ) prévit les désordres qu' alloit causer le calen– drier républicain! Dans une société de ses cop frères, il retraça la nécessité de rcdouble1~ d'efiorts et de courage, pour en arrêter, au– tant qu'il seroit possible, Jes n1aJheureux ef– fets. Daus ses charitables et tout à la fois v i– goureuses ren1ontra11ccs aux lâches coopéra– teurs des n1aux sans non1bre qui s'opéroient, · sous le règne du jacobinisn1e, contre la reli– gion et ses n1inistres, il n1anifesta touj()urs un. zèle selon la science, unissant la prudence du· · serpent à la sin1plicité de la coloinhe, et; parn1i les n1issionnaires, n1odérant 1'ardeur des uns, encourageaut, consolant ·'Ct forlifiaut les autres. Quoiqu'il sût l1ahit.uelle111ent préyoir et fui1 11 Je danger, le n1atin du 7 noven1bre 1794, il fut surpris à Plouasne, dans une n1aison qui lui servoit d'asile, par une co111pagnie de_ gardes nationales de Bécherel; cependant, sous le costun1e qui le déguisoit, il échappa de leurs n1ains, n1ais y relo111b:i le soir du n1ên1e jour, fut entraîné par eux à Bécherel , puis à Rennes, et jeté dans les prisons de la Porte– Saint-1\tlichel. Ce n'est pas qu'avec la fansse conscience qui les avcugloit dans leur asscr- vi~scn1ent e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)
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