Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième
( 240 ) 111ajorité, quoiqu'il n'eût pas été présent aux élections. Profondén1ent aflligé du choix qui avoit fixé les sufli·ages sur sa personne, il se rendit aussitôt à Cahors, pour den1ander l'a-. vis de son évêque, et lui déclat·a qu'il ne se rendroit poînt aux Etats-généraux sans un or• dre exprès de sa part .. «On ne con1rnande pas, » répondit le pren1ier pastcut, aux hon11nes >l de votre 111érite; ~1ais puisqu'il faut en. venir » là, je vous l' ordouue. - Eh hieu ! 1~éplitjua >) M. Ayroles, en se jetant à ses genoux, -je )) vous de1nande votre bénédiction » .. Bie11tôt après il se rendit au poste où l'appeloit la Pro– vidence; i11ais avec de profonds regrets, parce qu'il prévoyoit tous les n1alhenrs qui alloient peser sur la .France . .t\rrivé à I:>aris, il se lia avec tons ceu:x qui se i1101.1troient alors les défenseurs. d,e l'autel et du trône, le .célèbre abbé Maury, n1ais depuis trop fameux car• dinal de ce non1 , les évêques de .Clern1ont et d'An1iens, l'archevêque d'Aix, cardinal de Bois· gelin. · J Jui-n1ên1e rie se distingua pas seul~- 1nent parn1i les bien pensans, sa fern1eté, son courage , ses .vertus , y éclatèrent à l'envi. Le con1te de l\Iirabeau, n'ayant rien à répondre à u11 argu1nent insoluble que faisoit l\f. Ay-; roles, e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)
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