Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième
( 257 ) L;ardeur pour le martyre étoit, à cette épo.... que, portée au plus haut point parn1i les Lyonnois prisonniers. U11e jeune fille est tra-– duite ~u trihu.nal de sang, pour 11'avoir pas voulu porter la cocarde , On lui en den1ande la raisor1. Ce ri' &l point la cocar,le que je liais , dit-elle aux juges; mais puisque vous la portez ,, elle 1ne paroli le signal cles çrinzes, et elle ne peztt plus aller sur mon, front. L;u11 des juges fait signe au guichetier, placé der– rière elle, d'attac.her une cocarde au bonnet de l'accusée. Va, lui dit-'il, en portartt celle.. ci~ tu es saztvée. Aussitôt la jeune personne se lève avec sang froid, détache la cocarde-, · et ne répond aux juges que par ces n1ots : Je. V<?US la rends. Elle sort à l'instant n1ên1e, et va mourir. Con1bie11 d'autres exen1ples ~'ur1 pareil dévouement , parmi les con1pagnons d'infortunes d.u vénérable Dupleix ! Bor11ons– nous au suivant : Un petit garçon avoit paru toucher les sateUites de Robespierre. Jeun~ citoyen, lui disent-ils, c'est sz1renient to1i pere qz.ti t'a sétluit? A bjztre . ses principes _, et t1r1. aitras la vie. - ·Mon pere ne ni'c.t pas sédLtit_ répond Je jeune 11' oltier. Il va ,1nourir poz,r son l)ieu, et 11our so1i roi/ je tieni pou.r z,,,-,, 1ni!rn,g e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)
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