Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième

( 254 ) c< La ville de l.1yon n'est plus qu'un spec– }) tacle <le sang. Depuis la levée du siége jus– )) qu'ù présent, il y a e u trois 1nille personnes n fusillées ) canonué'es ou guiilotinées, tant » hon1n1 es que fen1111 es, et il ne patoît pas )) que ·ces scènes crho1·reur doivent finir de >' sitôt. Beaucoup sont enfern1és jusqu'à la fin » de la g uerre. J,ai pcrùn deux parens et une J> foule d'amis, prèt~es e~ laïques? et je nepuis » Jes pleurer, tant JC suis conva1ncn que 1eur » n1ort n'est que le l)assage d'une" vie de n1i– )) sèrcs à u11e (le fêlicité. l~eaucouJl, surtout .>J les prê tres et les fen1111es, 111eurent pour la » rel i '-:i ion. b ,» On dcn1an<.le aux prêtres : f1vez-vou.s jàit >> le serinent? S)ils répondent norl. - La niort. '>) S'iis r{ ~pondent oui. -Dépretrisez-vous·. Au )) r efus, la guillotine. La <ligne l\ilme. de Ga– » gnères est du non1bre ; n1ais elle est bien– » heureuse. Vous ne pourriez vous faire une » idée de ]a constance, du courage, cle la n tranquiHité d'an1e de tes heureux n1artyrs-; ) > je ne pour110is n1ên1e vons le rendre. Ja– ,\) inais rhi~-;toirc · eccl ésiastique n'a fourni de " l)lus beaux ex·en11lles . Presque . tous n1eu• » rcnt C~!lholiqnc~.;, et disent haulen1ent qu'ils e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)

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