Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième
( 2~3 ) tous les spectateurs. Il étoit âgé <l'environ soi:xante-di)Ç ans. l\iais de quelle 111ani ère sa vénérable n1ère, alors dans un-e longévité fort avancée, reçut.-eJle la nouvelle de sa mart? On n'ignore pas que la vieillesse est l'âge des grand es chutes. Témoin Sa10111on, sous l'ancienne alliance, et sous la nouvelle, la grand Osius, qui s'est heureusenJent reconnu. Votre fils est sauvé, se per111it de <lire à Mm•e. Dupleix, sans doHte dans la vne d'es– sayer sa constance, celui qui s'était chargé de lui annoncer le genre de sa mort : il a· prété le sernient _, et on ra mis en liben é. - J 'aùnerois bie11 11iieux _, répondit cette n1èr'e si ·dig1.1e d'être con1parée à celle des Machabées, j' aùnerois bie1i 1nieux qu'il eût été guillotiné. -Rassitrez-vozts ~ lui répliqua-t-on, il a eu ce bonheur. - Dieit soit bé1ii ~ ajouta la 111ère qui méritoit un pareil fils. On peut se for111er uue idée du courage de ces généreux athlètes' par r extraît sui– vant d 'une lettre qu'écrivoit àe Lyon un· prê– tre catholique qui y re1npllssoit les fonctions de .vicaire général cle l'archevêque Iégitin1e.. Elle· fut 1·cçue en Suisse, au i11ois cle fëvrier l794· e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)
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