Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième

( 222 ) 1na trop inalheureuse patrie , et ensuite d.at1$ toutes les parties de l'l~nrope. Aux <liflërentes époques qui an1enèrent et qui enfin conson1111èrent l'anéantissen1ent des enfans de Saint-Ignace, quelle .fut la douleur inexpri1nable de notre llon religieux ! Pros– terné plusieurs fois le jour, entre le vestibule et l'au tel, il in1plo'roit les bontés du· ciel en taveur de son corps, et pl us encore en fa~ veur de la 1 1 , rance, dont il couj u.roit le .Sei– aneu r de détourner sa colère· et cependant, b ' . adorant constan1n1ent ses .d esseins, san·s. s~ \ • ~ • • • 4 · per111ettre Jan1a1s g1 in1pat1ence 1111nurn1ure, il suhit les peines de l'exil,, et se rendît dans les pays étrangers, où l'opulence et lP.s rela-:– tious co111n1erciales de sa fan1ille adoucirent sans doute les peines de cette sépa.rati.on -, nJais où le ehange111ent de · clin1at, la Ion~ gueur des voyages, la foiblesse de sa santé, lui donnèrent plus d'une occas~on d'exercer sa patience; il étoit, chez ses nouveaux hôtes~ la bonne odeur de Jésus-(]1rist, .par sa .dou1" ceur, son z~le, son hurnilité, sa résignation constante aux dispositions de la divine Provi– dence. J .iorsque les i11esures du roi [Jouis X V, suppritnan'l , contre sou cœur, la société de e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)

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