Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième

( 218 ) ne tarda pas à di~t.inguer, dans la foule des honn11cs <le Dieu voués ~1 l'éducation du pre– n1ier âge; un jeune professeur <1ui égalait les 1)Ius anciens, par son assiduité à ses de– voirs, et par une hun1ilité et une douceur }.,rofonde; déjà ces qualités lui avoient cou-– quis l'affection d~ ses disciples, l'cslin1e de lout le collége, et le respect de laavîlle et de . I ' ' d. . . ' ses environs. _Jorsqu un etu 1ant veno1t à sou- blier, il ne falloit ordinairen1ent qu'un n1ot du père Dupleix. pour le rappeler à son de– voir. Un jour de fète, à la sortie de la con– grégation , un élève en renco11tre un autre d'une classe supé1~ieure, et qui pleuroit amè– ren1cnt. «Que vous est-il donc arrivé, lui dit– » il) pour vous désoler ainsi )> ·1 I ...' affligé ré– }lOndi t qu ïl étoit en disgrâce avec le père Dnpleix. «Eh! qu'avez-vous à dén1ê]er avec » ce religieux, répliqua l'autre, il 11't~st pas » votre régent; avez-vous quelque ordre à en » recevoir"! - Ah ! c'est un saint ho1r1rne, dit » le congréganiste tont én1u, il n1e veut du » hien, je ne saurois lui résister>>. Les tendres reproches du père adoptif avoient pour ob– jet l'inflolence excessive du jeune hon1111e ,– et il s'en corrigea si hien, par les pieux avis e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)

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