Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième
( 204 ) séi~i~dieuse inr1uiétude à leur salut. Ce soin, ·tout in1portant qu'il ft1t, n'ôtoit rien à sa tendre con1passion pour leur 111isère corporelle, et la din1iuucr étoit l'objet de ses anxiétés perpé– tuelles, con1n1c la faire entièrenleut dis.paroître ei1t été pour son cœur u1~e jouissance déli- • c1euse. Au con11nenccn1eut de la. révolution, il init tous ses soins à g_arantir son troupeau du poi-– son des hérésies et des schisn1cs uaissans .. In– violable an1i de la vérité, anin1é, con1111e dis– ciple du Sauveur, et~ la suite.de son n1aître> de Ja foi la plus vive, cet hon1n1e de bien ne ,·oyoit pas sans eifroi la ten1pête gronder sur la tête et d es chefs spiriluels et des cn{ans de leur zèle. Sa se11sibilité naturelle, la douceur parfaite de ses i11œurs, la. tournure iusinuaute de son caractère, lui préseutoient l'aveuir sous un aspect siuistre; il tren1hloit, et n1ar~ifestoit la ti111idité de l'agneau, alors qu'il t;Ût fallu, sans doute' développer riutrépidité des lions. I:u. • 790, le jour de la fête palrouale de sa paroisse , il étoit dans la sacristie , avec un de ses plus vertueux_ confrères, le cligne 1"I. Des-– prés, recteur de Saint-Gern1ain de l)ennes; il survient un personnage respectable, et, depuis e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)
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