Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième
( 205 ) son illustre én1ule, de ·brillantes et d'@ton– nantcs conquêtes ; mais il parloit avec une ravissante douceur' il jetoit dans rame alar– n1ée , efli-·ayée de ses désordres , le gern1e d'un doux et puissant repentir. Vous sortiez des discours dn .pren1ier con1n1e terrassé, convaincu, et déjà converti; vous sortiez des discours du second, inquiet, heureusement troublé, le cœur plon.gé dans une secrète amertu111e : vous I1'étiez pas encore à Dieu, n1ais vous n'étiez plus au dén1on; et pour peu que vous voulussiez prêter à la grâce une oreille attentive, bientôt elle vous avoit subjugué , bientôt vous grossissiez le groupe fortuné des pénitens. M. Saquet, directeur d'une con1n1u– nauté de vierges vouées à une austère péni– tence, ne se dé] assoit de cet.te directio11 labo– rieuse que par ses courses apostoliques : son n1érite fixa les regards de ses supérieu1·s, et il fut placé à la tête· d'une paroisse de son pays natal, celle de Saint-1\tiartin. Les fidèles y goû– t€rent la piété, le zèle, et les leçons attendris– santes de leur nouveau pasteur, et son en1- prcssen1ent continuel pour la décoration d.n .sanctuaire. Il les conduisoit · en père ren1pli d'an1our envers leurs· personnes, et d'une n1i -·~ e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)
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