Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième

( 200 ) Bénard, con1n1e l'ange consolateur de ses con1pagnons d,in fortuues, vouloit les servir tous, et il étoit utile à tous. Au n1ilien de ses fat.igues, atleint de l' épidénlÎe, il fut, pen- . tlant plusieurs scn1aincs, fort 111alade; son état en1pira : peridant plus de quarante-huit heures, on le crut agonissant; ce fut con1n1e une sorte de prodige qui le rcn<lit it la vie: Dieu v-ouloit sans doute la couronner par la gloire tlu lnartyre. Conduit au tribunal de sang, aussitôt qu'il put n1archer, il fut accusé par ses juges d'avoir porté sur lui des n1ar.. ques. de rcbellion et c:l'un fauatisn1e défendu par la loi. On I.ui déclara que, pour ces dé– lits, il étoit condarnné à subir la peiue de n1orl. Ces prétendus signes de rt:hellion étoieut l'irnage du cœur de Jésus et l'in~age du cœur de Marie.'" Je rends grâces à Dieu, répon– >; dit- il à ses juges, de n1ourir pou:"' avoir » porté ct:s signes de n1a foi et de nia con– » fiance »" Il avoit cucorc les jam,hes envelop:- , .l ' • . i ' l' " pecs uc ves1cato1rcs, 1orsqu on eutra1na au supplice; et son extérieur calme et recueilli receloit' à son insu' rincff able paix dont jouis– soit sa sainte a111c. Jus(1u·à son dernier mo... inent, il s'entretint du ciel avec une digne e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)

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