Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième
\ ( 190 ) par une inclinntion de tête. Arrivé au pied de l'échafatld, il se rnit à genoux, et J après une courte prière, 111ont-aut d'un pas assuré, l'hon1- me de Dieu recl1t le couo de la 111ort. I./exé- ~ i cuteur n1ontraut au peuple cette tête véHé"'!' Table, s'écria : vive la République! Quelques voix répétèrent ce cri de fureur ; n1ais la n111ltitude, qui présentoit )es signes du res– pect et de la douleur, se retira eu silence. Plusieurspersonues, se glissant sous l'échafaud, tren1pèreut des linges dans son sang. Une fille livrée jusqu'à ce jour à des n1·œu~-s dissoiucs, dit à haute voix à sa con1pagne, tén1·oiu con1- n1e elle de ce tragique événen1ent : r< r\ s-tu ja– n n1ais vu tant de courage? On peut bien dire » aujourd'hui qu'il y a dans A n11ens deux saiut >) Firn1in n1artyrs H. C'étoit pour Ja ·p1 .. ernière fois que l'on voyoit la guillotine dressée dans cette viile~ I.1es <lé pouilles n1ortelles cl u j nste furent transportées à l'ancien cin1etièrc de Saint-Denis, coni-111un aux habita us <l' An1iens. D'après le .té1noignage du fossoyeur, nulle autre personne ll 'y fut enterrée après lui , comme si la Provi<lence n'eût pas pern1is qne ses cendres · fussent ,rnêlées dans la suite avec celles.des victitnes oi-·dinaires de la mort .. e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)
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