Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième

( 188 ) ;, je loffre volontiers à Dieu pour qu'il vous ' ' fasse i11isé1 ..icorde , en vous touchant de » repentir ». Le prêtre infidèle pâlit , et se retira. L'intrépide confesseur tle Jésus-Christ re~ vint faire aux ecclésiastiques de sa chan1hre ses derniers ~dieux, et, les voyant ]Jaignés de larn1es, il dit à l'un (}.'eux, dont. les sanglots éclatoien t : (( Jlourquoi pleurez - vous"! c'est .lJ n1aintena11t qu'il faut se réjouir. Que je )) suis heureux., i11es chers confrères; que » Dieu i11e traite avec n1énagen1ent ! il pro– » portioune le con1bat à n1es forces; il n1'a .» réservé la n1ort Ja plus pron1pte et la i11oins " pénible à ]a nature, parce qu'il sait que .>} je succon1berois dans de plus rudes épreu– » ves~ Mais pour vous, n1es chers confrè~ » res, le ciel vous destine peut-être à un » plus long et plus douloureux n1artyre. Que » le Seigneur vous soutienne. J'.espère qu'il )> n1'unira bientôt étroite1nent à lui. Comptez " que je ne vous oublierai pa_s ». Quand tous les c;œurs se trouvoient con1n1e suffoq~és par n1ille angoisses, le juste seul étoit serein. J-'e coucierge <JUÎ l' attendoit, le suivoit en pleura11t, et pénétré de vénération: e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)

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