Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième
( i82 ) sir que la lecture de la vie des saints, et les actes des n1artyrs avoient toujours eu pour l~ii plus d'attraits. t~e bon jeune hon1n1e s'é– toit y)lu it parler de leurs con1hat.s, <le leur courage. .Dans la con1 paraison qu'il faisoit entre les plus beaux n1odèles du christianis- 111e, il avoit dit souvent à un intin1e an1i : (( Convenons que tout cela est aàn1irable , >' n1ais, après tout, il n'y a rien au-dessus du >) martyre; c'est la plus belle de toutes les » couronnes : heureux qui peut l'obtenir » 1 J..Ae 1nèn1e désir s'étoit 111auifesté plusieu.rs fois dans l'exercice de son n1inistère et dans le cours de ses travaux aposto1iques; mais la vivacité de son zèle et l'ardeur de son an1ouT ne l~en1pêchoient pns de faire souvent. des retours sur lui-n1ê1ne, que son hum.ilité an1c– uoit con1n1e naturellen1ent. Sous. le poid's de ses chaînes, il disoit : c< Qu'ai:-je fait pour )> inériter la .gràce du rnartyre? je ue suis qu'un » jeune hon1n1e (Il étoit dans sa trent.e-sixièrue )> année.) plein d'in1perfections et de n1isères. >1 Pensez-vous que la divine n1iséricorde vou~ >) dra bien n1'accorder uue faveut· qne tant-de » grar1ds serviteurs de Dieu ont i1i:utilemeut ·~) dcn1anclée )) ? e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)
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