Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième
( i46 ) M. Ler·oux , échappé de Labi111ais la veille,– le co11tluisirent à la prison .. Quel coup pour un ami tend~re et fidèle, pour lVI. Robert l il de- ' n1eure interdit, '~xe des yeux la nouvelle vie.. time _, et garde ie silence. « Eh bien ! 111011 » an1i, lui dit l'autre, avec un saint courage, » es-tu fàché de ri,_e voir? N'es-tu pas con– » tent plutôt que je l1artage ton heureux sort? )> Regrettes-tu que je participe à ton niartyre? >J Nous avons été toujours unis, toujours >1 étroitcn1ent liés. La Providence nous avoit )) placés voisins , Dieu pern1ct que nous nous )) accon1pagrrions jusqu'à la fin, et que nous » nous suivions dans la gloire >). Parn1i les furieux persécuteurs, un se trouva hu111ain à sa 1nanière, et, blân1ant i\l. Gortais de 11'avoir pas én1igré, il ajouta : c< Que vous >) êtes n1alheureux ! que je plains votre sort)) ! Mais le prisonnier répondant avec une noble fern1eté : c< J\-lonsieur, lui dit-il, vous plaignez » n1on sort, vous dites c1ue je suis n1alheureux: » c'est vous qui êtes i11alheureux, c'est vous qui . )> êtes à plaindre! Plaignez-vous donc, et déplo– » rez votre avcuglen1ent et votre folie. Pour " moi, je vous plains; i11ais ne me plaignez pas, >J car je m'estin1e bien l1eureuxde souffrir pour e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)
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