Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième

( i45 ) mens, et lui enlevèrent ses vases sacrés. Ar– rivés au pont de Guipry, les confesseurs pas– sèrent la nuit couchés sut" le pavé, essuyant les sarcasn1es, les invectives ·' les outrages et les hlasphêmes que l'esprit infernal inspirait aux hon1111es barbares qui s'étoient emparés d'eux. Le lenden1ain, ceux qui se présentèt·e11f pour visiter les prisonniers , furent poursuivis par ces furieux, qui, leur offrant d'une n1ain sacrilége les hosties qu'ils avoient prises la veille, Jeur disaient : cc Viens n1anger ton bon » Dieu, viens, je vais te le tlonner "· Après avoir fait du plus auguste de nos sacren1ens· une dérision exécrable, ils jetèrent par terre les saintes hosties et les foulèr~nt aux pieds, tandis que leur bouche impie von1issoit les plus horribles paroles. Le n1ên1e jour, une partie de ces démoniaques, après avoir lié et garrotté les bras de· leurs victin1es , n1ais avec tant de violence que les cordes étoient entrées dans la chair, les trainèrent à Bain, en co11- tinuant sur la route de les accabler de toute espèce d'outrages. A neuf heures du soir, l'au• tre partie des cannibales qui étoîent allés rava,,.. ger Pipriac, et y avoient découvert et saisi lTI .. 10 e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)

RkJQdWJsaXNoZXIy NDM3MTc=