Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième
( 150 ) >> ne : il nous faut 1nourir ". Chacun recoit en ~ paix cette nouvelle, à laquelle tous s,étoient préparés depuis long-temps .. Ils se confessent ]es uns aux autres, et puis ils attendent leurs n1eurtriers de pied fern1e. Les groupes se forn1ent autour de la maison con1n.1une ;· les 3ssassîns se présentent à la porte de la prison, et den1andent les captifs. lJa garde se retire; les tigres , ,altérés de n1eurtre et de carnage, se précipitent dans le local des détenus, les attachent trois par trois pour les traîner à la n1ort snr la G·râve. lJà , ces i111pitoyahles bour– reanx les écharpent à coups de ·sabre, et achè– vent de les tuer à coups de pistolet. Leur rage n'est point assouvie : ils coupent leurs têtes, et les portent corn111e en trion1phe non-seule-'! n1ent dans la ville, niais dans les con1n1unes voisines. Le pieux M. Bravard fut le pren1ier in1n1olé: iJ inarchoit à la mort, lorsqu'un con1· pagnon de son n1artyre, M. Novi, lui désignant un i11cn1bre 'le la garde qui avoit fait tous ses efforts pour cal111.er. la fureur de ces canniba– les : « ,...f enez _; 111on an1i, lui dit le prisonnier '1 de Jésus-Christ, en lui remettant deux n1on– n trcs · entrelacées de deux ·chapelets, voilà j) tout ~e qui noui reste; priez pour nous n ~ e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)
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