Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième

( I 29 ) Joyeuse, enln1ène avec lui le juge <le paix , et livre ainsi les confesseurs de Jésus-(~hrist à la fureur de leurs in1placables ennemis. Du lieu de leur arrestation ces justes liés, garrottés, chargés de coups, furent, au milieu · de n1enaces et de vocifëratious horribles, con– duits devant la· justice de paix; ils déclarèrent» qu'ils ne s'étoient jan1ais 111êlés ·d'affaires poli-– tiques, qu'ils n·avoient pris part à aucun corn-. plot, üi favorisé aucun rassèJ.11ble111ent. Avec · la modeste assurance que l'iunocence inspire,– ils ajoutèrent qu'ils ~'étoient uniquen1ent oc– cupés des devoirs de leur état. Pendant . le.ur déteution, ils réfléchirent cons.tan11nent sur la coàson1111at1on de leur sa~ crifice. Le jour nH~n1e de leur martyre, à une heure de l'après.;..111idi, M. Bravard, vénéra– ble sulpicien, natif de l'Auvergne, et à la rné– n:ioi re de qui nous avons tant d 'hon1 n1ages à iendre, récitoit son office au.près d'une croisée, d'où il considère les soldats aiguisant leur~ sa– ]Jres sur ]es pierres de la fenêtre , en criant : La tête des calottns va tomber. Plein de courage et de résiguation, il s~appro• · he de seg corn~ pagnons d'infortunes, et leur dit ; cc l\'.les an1is, » préparons-nous ;· notre der11ière heure son-- 11!. 9 e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)

RkJQdWJsaXNoZXIy NDM3MTc=