Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième
( t 27 ) n1ettoient sous ses yeux, sans y n1.êler jan1ais ·ni Ja connoissance ni le goût des aflaires poli– tiques. Ils n1enoient une vie extrên1en1ent solitaire, totalement consacrée à la prière et à l'étude. l\ialgré leur profond iso]e1nent, l'inquisition de tous les n1échans n'en étoit pas n1oins ac– tive : ils avoient consta111111ent les yeux sur eux, et n'attendoient que le nion1ent favorab.le pour réussir à les perdre. Ce n1on1ent fatal arriva le g juillet i 792. Plusieurs soldats de ligne, accon1pagnés de no111breux détachen1ens de gardes nationales, et tous ivres de sang, sont instruits que Navès, petite con1n1une si– tuée à un quart de lieue des 'l ans, renfern1e des prêtres dits réfractaires. A l'instant ils partent, von1issant nlille exécrables hlasphên1es, pour 1 aller se saisir des innocentes victin1es. A peine arriv~s au chef-lieu, ils se précipitent dans les ri1aisons qui leur ont donné asile : n1ais leur proie leur auroit-elle échappé? lJes disciples de Jésus-Christ se sont tous rendus à l'églis~, et s'y occupent' de la célébration des saints n1ys.. tères; aussitôt le presbytère et l'église sont cer– nés. Sur le· seuil de la porte, ils arrêtent le curé du lieu, vénérable et pieux vieillard de e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)
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