Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième

( t2Ô ) con1111e à so11 roi , 11e cessoit de n1anifester son î~1dignation et son désespoir, à la vue du sou~ verain dans les fers, de la rrionarchie s'écrou-.. lant <le toutes parts, des autels renversés, des prêtres ou 111assacrés ou dispersés. De là ces rasse111blen1ens dont les principaux acteurs n'étaient n1us que par les vues les plus pures; i11ais qi1i , dans Jeurs trop foibles 111oyens pour i11ettre une digue au torrent dévastateut, occa– sionèrent , par-là i11ên1e, de nouveau.x désas– tres qui partout an1oncelèrent des n1illiers de victin1es d'un dévou~n1ent parfait. Des n1inis– tres sacrés, fuyant la persécution qu'on exer– çoit contre eux, sb~t dans Avignon, soit à Uzès, soit à Nîn1es, étoient venus depuis plu– sieurs i11ois chercher un asile dans le can– ton des Vans, dont le bon esprit leur étoit conuu. Ils ne furent pas tron1pés dans leur at– tente : jusqu'au n10111ent du rasse111blen1ent de Jalès, le peuple i1'avoit pas un n1on1ent cessé de ]es bénir con11ne des envoyés du ciel, et se félicit9it chaque jour de l'hospitalité qu'il leur avoit donnée. Eh! con1n1ent _aur6it-il pu se refuser à ce sentiment si doux, si légitin1e l Ces édifians ecclésiastiques éJectrîsoient ce bon peuple par rexercice de toutes les vertus q.u'ils e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)

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