Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome second

( 3:j6 ) 111nnder peut-être oi1 seroit l'expiation des f1~a..; giJités hun1aines, où seroit le n1érite; et dans )(~ sacrifice, oi1 se trouveroient l'holoca nste' et la victin1e? Quelle seroit donc la ressen1- blance avec l'auguste n1odèl~ des chrétiens et particnlièren1ent des n1artyrs? Jésus-Christ daigna placer un n1on1ent son calice sur les lèvres de son disciple. Celui-ci voit la mort devant lui; l'in1pression qu'jl en reçoit est vive; son esprit se trouble; il est saisi d'effroi; sans làchcté, saus foiblesse, il éprouve cepen– clant une sorte d'agonie. Dieu abrégea cette épreuve si douloureuse. Les satellites entrent, ~t leur subite présence lui rend toutE! son éner– gie, sa paix et ses consolations. On le saisit, 011 l'enchaîne, et on le conduit ainsi dans les prisons du château de Belvoir. [/athlète 111arche d'un pas fern1e, assuré; que1quefois il agite ses fers, et s'écrie : cc Qu'ils ont un son » doux à n1es oreilles >J ! Le château de Belvoir étoit une des prisons destinées à recevoir les catholiques qui avoient refusé d'adhérer au schis111e. Bénissons cette adn1Îl'able Providence qui pern1it qu'un prê– tre catholique précédât la foule des confes– seurs qu'on devoit y r~nfcr111er. Ce fut peu d.,e e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (2)

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