Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome second

( 286) l'espace au plus d'une année, la paroisse de Plenrhel changea si parfaite111ent, qu'on l'eût justen1ent con1parée à une grande comn1u- 11auté dont tous les men1bres n'avoient qu'u11 cœur et qu'une an1e pour aini.er , servir et bé– nir le Seigneur. Jour et 11uit occupé du salut de ses enfans spirituels , il ne se contenta 1)()int de leur faire régulièren1ent, chaque di– n1anche, des instructions solides; il saisissoit toute occasion , dans le cours de la sen1aine, pour leur parler de Dieu. Il i1e s'écoulait pas, pour ainsi dire, u11 jour, qu'il ne leur fit une exhortatio11 comn1une, et toujours avec un.e onction qui pénétroit l'aine de ses auditeurs. Plenthel 11e fut pas le seul théâtre de ses sain.., tes œuvres; sa charité active s,étendoit à tout, le conduisoit partout où les eflorts de son zèle étoient plus nécessaires. Charmés des fruits abondans qu'il produisoit , les supérieurs de son diocèse lui permirent de faire des retrai– tes .et des i11issions, ·au-delà même du diocèset du n1oins, avant qu'ils l' eusse11t établi chef de tout.es celles qui y avaient lieu. I...orsque; pour ces courses apostoliques, il devoît passer quel– ques jours loin de so11 troupeau, ja111ais il ne n1anquoit de l'en prévenir, et ensuite, il le e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (2)

RkJQdWJsaXNoZXIy NDM3MTc=