Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome second

( 280 ) gros C<\hles, et la, il se couchoit sur cet oreil-· Ier, aussi dnr que du bois. Cc roul eau se· trouvant sons les écoutilles, il y resp·iroit un air pestilentiel, n1ais qu'il préféroit à tout autre, parce qu'il s'y tenait presque toujours seul. Ses confrères respectoient son intentior1 de s'y livrer entièren1ent à la prière, à la récitation cl.es p saun1es .et de la partie de· l'of– fice divin qu'il pouvoit se rappeler : on lui avoit enlevé son bréviaire et un volun1e con·– tenant la Bible enti(~re, qu'il eût préfëré à tous les trésors. Ne se plaignant ja111ais au sein· de ces inexpri1nables ango-isses, il rappor– toit tout ce qu'il enduroit à l'expiation de ses· , fautes, et prioit pour l'Eglise répandue par toute la terre; c'étoit une de ses grandes dévo– tions. Cependant il ne supporta pas long– ten1ps cette étrange espèce de n1artyre : da11s le n1ois d'aoi1t, il ton1boit en défi1illnnce lorsqu'on l'exposoit à l'air. L 'équipage, effrayé de l' épidén1ie qui chaque jour dévoroit tant de prêtres, obtint <p1'ils se·roient placés à terre· dans l'ile l\iadan1e, dite alors Citoyenne. On y dressa quelques tentes qui servoien.t d'hôpital. L'abbé Gilbert des lléris, qui fut trans1)orté· mourant, y expira deux jours après., Je 1 o: e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (2)

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