Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome second

c 27°9 ) sur sa patience inaltérable, snr sa doucc'·ar inouïe, sur son parfait détachen1cnt de toutes choses. « Il 11e; faut pa~, disoit-il à ses confrè– » res, nous entretenir des objets lle la terre, » n1ais unique111ent des choses du ciel ».Dans la pénurie universelle à laquelle étoicnt ré– duits les n1inistres du Seigneur, et qui contras~ toit si forten1ent avec l'abondance dans la– quelle il avoit toujours vécu; dans le peu d'ha– bitude qu'il avoit eu <le s'occuper en rien do 5es propres besoins, on ne sauroit dépeindr~~ tout ce qu'il eut à soufli--ir. D'une taille é]eyée, d'une con1plexion naturellen1ent robuste, il dépérissoit, et clu défaut d'une indispensable nourriture, et de cette affreuse vern'line qui le dévoroit ainsi qne tous les autres~ et de cette fièvre 111aligne scorbutique dont les détenu~ furent atteints. }_,'agitation nécessaire du vaisseau, le tu– multe continuel de cette n1ultitude de 111al– heureux, de provinces, d'hurneurs et d'incliua· tions différentes, lui dcvenoient plus péuiblcs par l'habitude contractée depui5 sa jeunesse de se livrer à l'étude dans une retraite paisible. Les prêtres étant tous cnco111brés dans l'entre– pont, il s'ét.oit placé an n1ilieu d'un rouleau de e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (2)

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