Recueil des actes, titres et mémoires concernant les affaires du clergé de France : Tome 13
~os "Arckev~que de Lyon. M. DC. XIV. ,e& Au coucher déplorable de ce foleil, Tels que nous fommes, S1RE , nous cette augulle princelfe vocre mere , por Commes vos très humbles & obéilfans fa magnanimité , éco_nna le malheur, fu/ets, qui ayant l'honneur d'être les pre· détourna l'orage. & d1ffipa tous les nua- m1ers encre les. ocdres de vocre royau– ges ~les b_rouillards9ui en d'aut~es mi- me_. ne \eront 1amais devancés en la pu· norites avo1entrrouble & obfcurcile ciel rece de 1alfell1on , en la conllance de de cet état. qu'elle a depuis maintenu la fidélité , & au mérice de l'obéilfan– en paix & tranquillité au-dedans , en a ce que nous devons à Votre l\1ajellé. confervé & accru la réputarion au-de- Nous fommes nés avec ce devoir , & hors; fes louanges palfenc nos dif,ours, vos mérices en accroiJfent tous les jours & fa prudence mérire le même éloge l'obligation ; car la pureté avec la– qu'une gnnde lumiere de l'églife a don- q_uelle,v,ous. ador~z _& fervez Dieu. at· né au courage de Debora : une veuve ure de1a mille bened1ll1ons fur vous • gouverne heureufementles peuples, une & fur nous pour l'amour de vous. La veuve envoie les armées, une veuve félicité d'Augulle eJl ls félicicé de l'Em· choifit les capitaines , une veuve mar- pire. La félicité du Roi fert de ciel a11 che en campagne. une veuve ordoone royaume, comme le Nil à l'Egypte. les triomphes. Les peuples anciens exigeaient de leur Le ciel qui l'a oppofée à notre mal- prince la profpéricé, comme chofe, di· heur, & qui nous l'a donnée pour foient· ils, que bien faifant il leur poil• l'heureufe naitîance & excellence nour· voit obtenir du ciel : jamais Rome ne riture de Votre Majellé, lui falfe voir fut honorer davancage les Empereurs très-longues années, la profpérité de qu'en attribuant à leur venu la felicité votre perfonne, & de votre état, & de leur fiecle. votre regne fortifié de la continuation de Cerce piécé , S 1RE , accompagnée fes confeils, & du bonheur de fa pré- de félicicé, fecondée de la prudence • fence, produife les merveilles que le nous fait efpérer que cecce allemblée, monde actend de ces généreufes incli- çonvoquée par votre commandement • nations que vous avez i toutes les réuffira :\ la gloire de Dieu, à l'exalra– vertus. tian de fon églife. au fervice de Votre La piété ell la premiere, auffi etl-ce Majellé, au bien de cet état , à ces le fondement de route• les autres; c'ell poincs auxquels nous avons drctîé nos la gloire des Rois, c'ell le rempart de intentions. Nous réduirons auffi le leurs états , en vous elle ell déjà en fa cahier de nos remontrances , que nous fleur, le fruit qu'elle promet, remplit tiendrons prêt le plutôt qu'il nous fe– nos cœurs d'allégrelfe, & nous atîure ra poRible, pour le préfenter à Votre que tant qu'elle demeurera en votre ame Majetlé. royale, la félicité demeurera en votre Laquelle ne pouvoir entrer dans le9 monarchie. Elle l'a fair durer plus qu'au- années de fa majorité, fous de plus heu· cune autre , l'a rendue llorilfante & vie- reux aufpices , pour aller au devant de torieufe: toute la terre a admiré le zele tour ce qui pourrait à l'avenir troubler des Rois Très - Chrétiens au fervice la félicité, de laquelle en naitîant vous de Dieu , & i la procellion de I'égli- fûtes obligé i ce fiecle: car votre roya· fe: vous en ères, SIRE, le premier fils, le autorité, appliquée avec effet aux & les prélats, & autres ecclélialliques, plainces & fupplicarions des états, fera dont ell compofé le Clergé de votre un bau!ne tres - excellenc , dont l'o– royaume , repréfenté par ce grand & deur & la flJgrance fera courir & re· honorable nombre de dépurés qui font doubler l'amour & l'obéilfance de vos ici, & qui m'om chargé de vous faire ce fujecs, & la vertu guérira & confolide– très-humble remerciemenc: ce font les ra routes les p!Jies & blelfures qu9 difpenfareurs de fes facremens & de res les troubles & défordres patîés one mytleres , pa!leurs de la bergerie de lailfé encore en votre écat. La foiron Dieu, inrerprece; de fes or1cles. Nous ne fut 1amais li opportune à bien faire; avons les tables de la loi pour enfeigner car Dieu merci cette alfemblée n'ell aux peuples la crainte de Dieu & l'o- pls comme ont été quali toutes les béilfance du Roi, la verge pour les con- précédentes, un remede nécelTJire i l.i duire, la manne pour les nourrir, violence d'un grand & pefa11t mali c'cll V , http://e-mediatheque.mmsh.univ-aix.fr/ [YM-54-13] Corpus | Histoire de Provence
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