Recueil des actes, titres et mémoires concernant les affaires du clergé de France : Tome 13

19 5 Remontrance de M. Péricard, · 1 9 c: foin continuel fur un gage fi précieux , hommes par cette c·réance de quelque & fur·tout de lui imprimer en cetteteft- divinité en lui, fulfent plutéit attirés à. dre jeunelfe la crainte de Dieu, la piété fon obéilfance: ce qui fervit aulli gran– & l'alfeétion vers l'églife, l'amour envers dement à Numa & aux autres premiers fon peuple, la vérité en fes paroles, la Empereurs romains pour établir leur gravité & magnanimité en fes aétions, empire, fe faifant créer Pontifes, afin la clémence, la douceur & la libéralité, de joindre l'autorité de la religion avec qui font toures vertu' vraiementroyales; celle de la principauté. & fur tour obferver ce que fit principa- Il ell bien raifonnable , MADAME, lemenr la Reir.e Blanche à l'endroit de que ce réglemenr & réformation géné– S. Louis; de ne lailfer approcher de fa raie commence par nous, qui fommes perfonne que gens de vertu & de piété, la lumiere du monde, & qui devons gui– & bien reconnus pour tels; car c'ell ce der & conduire les autres au bon che– qui importe le plus :i la nourriture d'un min: nous y fommes tous réfolus, & jeune prince, plus fufceptible de )a ftat- n'y a pas un de nous qui n'y veuille met· terie que de la vérité. tre la main à bon efcient, tant par le GRANDE REINE , princelfe de qui moyen des conciles provinciaux (plus l'ame ell route généreufe, le ciel vous fréquens qu'ils n'ont été par le palfé) avait dellinée pour le falur de cet état, que par les vifites & réfidence en nos que vous avez fauvé du naufrage par évêchés, & toutes autres fortes de bons cette belle & heureufe lignée que vous réglemens , auxquels nous fupplions lui avez donnée; c'ell à V. M. à qui s'a- très-humblement le Roi & V. M. de drelfe aujourd'hui le premier & le prin- vouloir tenir la main pour l'exécution cipal ordre de ce royaume , & comme d'iceux; & que les fonétions de nos ambalfadeurs de la par~ de Dieu , lui charges nous puilfent être plus libres remontrons très-humblement que le feul qu'elles n'ont été par le palfé: en quoi remede alfuré pour fauver cet état, ell nous fommes plus maltraiiés que les d"appaifer l'ire de Dieu, en apportant moindres officiers du royaume, qui du· une réformation en tous les ordres; en ranr cette paix générale ne font nulle· quoi il faut commencer par celui de l'é- ment traverfés en l'exercice de leurs of– glife, afin d'affurer la religion , & par lices; ce que nous pouvons mieux entre· conféqucnt l'état, duquel elleell leprin- prendre que jamais, y ayant grandnom– cipal fondement: car la r~ligion ell aux bre d"ouvriers pour travailler en cette royaumes ce que le premier mobile ell belle & ample moi If on, relbnt fort peu aux cieux, ce que l'ame ell au corps, & d'évêchés mainrenant en cc royaume, la forme i la matiere ; & tout ainfi que qui ne foienr remplis de perfonnes aulli les élémens , bien que contraires en capables qu'il s'y en foit vu de plufieurs foi' re maintiennent enfemble par les fiecles' dont la plupart ont deliré de re influences du ciel, ainli les divers efprits trouver en cette alferr.blée, fur l'efpé– des hommes fe confervent & s'enrre· ra11ce ouï:s ont rous conçue, que fous tiennent les uns avec les autres par le le bonheur de vorre régence , l'occa· moyen de la religion ; lien principal de fion étoir ouverte de promouvoir & ob· la fociéré humaine, & qui oblige plus tenir ce C]lli ell nécelfaire pour le bien que toute autre chofe les fujers à la & avance'Tlent de l'églife, ayant une crainte, refpeét & révérence qu'ils doi- confiance affurée en votre bonté & pié– vent à leur prince, & le prince à l'a- ré, qui vous dl naturelle, comme étant mour vers fes fujets. ilfue de cette très-illutlre maifon des C'ell pourquoi S. Paul commandant Médicis, tanr dévore & affell:ionnée à d'honorer les Rois, rend cette raifon l'~glife, qui a produit & fourni des fu• comme la plus forre ; que c'ell une jers li dignes pour remplir le faint Siege puilfance ordonnée de Dieu, & fondée de Rome, & commander à l'Eglife Uni· fur la religion; & c'ell la caufe pour la- verfelle , defque!s nous in,·oquons Je5 quelle ce grand Empereur Alexandre fe bienheureux efprits pour nous alliller voulant faire J\.lonarque du ir.onde, ne & favorifer, & infpirer en l'aine de Vo· penfa point en avoir un meilleur moyen, tre !11ajellé ces bonnes & faintes réfolu– qu'en faifant croire aux peu::iles qu'il tians qui feront du tout vaines & inuri– tftoir fils du Dieu Jupiter , afin que· les les de notre part , fi elles ne font fot~ http://e-mediatheque.mmsh.univ-aix.fr/ [YM-54-13] Corpus | Histoire de Provence

RkJQdWJsaXNoZXIy NDM3MTc=