Recueil des actes, titres et mémoires concernant les affaires du clergé de France : Tome 13

15 5 Remontrance de Monjieur d'Angennes; 2 56 fonnes capables, perfonnes fuffifanres , il n'ell permis aux laïques de manger des qui par J' œuvre & la P,arole puilfe1!t ré- pains de propofition, ni de la µart des pondre au i.u~ement qu aure1. f.u_t ,! eux,: facrifices , refervés feulement aux prê- 1 ,erfonnes , SIRE, de la profefl1on , cc- tres , facrificateurs & lévites. Nos an– e!Jres par doétrine , renommés par Iain- ciens avoient ainfi vécu , & fous telles teté de vie , exccllens par induilrie , _ & conllitutions prononcées & commandées du tout affcétionnés à l'ordre qui les tait par la !Jouche même du grand Dieu, & citoyens des Saints , & domeiliques de jufqu' à ces derniers malheurs avoic11t Dieu , au fervice duquel ils font apµel- maintenu & confervé ces faintes & lés, pour prendre put en la rétribution louables maximes en notre Eglife Gal– qu'ils pourront mériœr, travaillant avec licane, de laquelle, au grand regret des édification en la vigne du Seigneur; bons & vrais François, idolitres de leur non exécrables devant lui, non abo:ni- Roi, ne nous demeure plus rien.que nables aux hommes , qui eux-mémes lombre, ne fe repréfente que la mémoire vendent, perdent , dillipenr en ce qu'ils de ce qui s'ell palfé. Ce nouveau facri– peuvenr , ce qui leur ell baillé en garde lege arrivant de votre temps , SIRE, de plus nrécieux : ainfi donnent occafion pourroit être occafion de cr~ance aux au fcanclale , ouvrent la porte :l l'en- plus foibles , votre Clergé avoir été du nemi ddhuéteur par nouvelles encre- tout abandonné de V. M. pour fuccom– prifes , qui ayant lieu, ce que Dieu ne bant venir en proie, en dérifion , en mé– veuil!e , & Votre Majeflé ne permette, pris , en contumelie, en opprobre à fes ruineront du tout, & de fond en corn- ennemis. Ses adverfaires, qui commegen– ble, ce qui dl déjà tant c'.-brJnlé. Nous ne tils, comme AgaréeRs, fans adorer, fans demandons , S1RE, privileges nouveaux, prier , pollueront le faine temple, s'en nouvelles exemptions , mais nous at- ferviront, au dire du Pfalmille , pour la tendons de votre bonté , qu'étant Prince garde & magafin de leurs pommes, & au– rrès-julle, s'arrêtant à nos julles poilu- tres chofes plus viles & abjet!es, comme lacions , & nous confen•ant ce qui ell j:l en beaucoup d'endroits on voit les tem– nôtre de droit divin & humain , vous pies démolis, les matériaux tranfportés fermiez. les oreilles aux mauvaifes fua- en divers lieux pour conllruétions d'édi– fions de ceux qui par nouvelles intro- lices , clôtures & autres commodités de dut!ions de certaines penfions laïques , ceux qui pendant nos turbulentes fédi– defirent confondre ce qui a étc'.- fi fain- rions y ont pris pied. Et de cette façon cernent & dignement ordonné , pcnfent les vrais titulaires rellant en cette pau– de rendre les églifes veuves de vrais & vreté & difette , feront excufables en légitim~s palleurs, par ce moyen faifant leurs miferes , ne continuant le fecours ouverture à toutes fortes de libertins , que jufqu'ici ils ont fait à Votre Majellé d'entrer en cette fainte bergerie de leur en l'acquit de Ces dettes & décharge de propre arrogance & feule infolence, la foi publique, à la grande confufion fans aucune autre autorité ou miflion; de votre état, crieries & émotions de la elfayent de plus de cette maniere enga- ph1part de vos fujets, privés entiérement l?er Votre ~1ajellé au jugement de Dieu, de ce qui foucient la vie d'eux & de leur es mains de qui il eH trop horrible de famille; chofe pitoyable feulement :l pen· tomber ; car ce n'eH faire celfer l'ana- fer : mais qui ell bien plus importun & thême que de le continuer, mais plutôt important , le temporel étant ainfi ravi, l'augmenter : c'ell de nouveau attirer le fpiriruel (pour ne dire pis, & ne pas l'ire de Dieu, qui ne veut fes ferviteurs, trop découvrir notre vergogne com– fes _mini!hes êcre dépouillés de ce qui mune) courra grande fortune entre les ell iufiemenr leur , dédié pour leur nour- mains de celles perfonnes, qui d'ailleurs rirure & entretenemcnt, vivant de l'autel, cherchent moyen de vivre aux dépens fervant à l'autd, adminiflranc fidelement & à la grande perte de leur 'ame ; peu & légitimement ce qui leur eft mis entre de confolation , mais plutôt défolarion les i:nains , defiiné aux ufages pies & & défefpoir du pa11vre peuple , qui fera çhantables. Par la loi du Lc'.-vitique , ce mal ar.iHé par l'avarice forcée , ambi– gu! eH confacré une fois eH faint au tion défordonnée, néanmoins , & pré– ~e1gneur , pour ne pouvoir ni devoir pollere de nos faux freres, qui dès cerre être transfi:ré ailleurs._ Par la même loi, heure fe préparent la voie de l'enfer! fe hant http://e-mediatheque.mmsh.univ-aix.fr/ [YM-54-13] Corpus | Histoire de Provence

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