Recueil des actes, titres et mémoires concernant les affaires du clergé de France : Tome 13
lS' 'Archevêque de Tours. M. D. XCV Ill. 1'+ cipline ~ccléliallique. S1RE, fou~ ~otre péchés, punir les contumaces par le glai– benignite nous nous pcrfuadons a 1 ave- ve fpirimel qui leur e!l l>aillé , pour en nir être garantis de ce reproche, & fur ce ufer .wcc jugomenr & difcrétion. Com– nous réitérerons la requête très-humble ment fc pent-il faire, S1RE , que grand que ceux qui ont_pa~lé deva11~ 11,ous \'ous 11011-.brc de cet1x qui fc>nt pourvus ou à ont fait, & aux Rois vos predeceffeurs, poui·voir aux prélatures, ignorans mi– éranc l'union nécdfaire en !'églife de férables , confidenciers , mercen;ires Dieu, pour fuir la défunion, pour évi- gens du néant, fans fuflifance, fans pro: ter le fchifme, note contraire au chrif- l>ité, mais plurô1 fansvil1ge &fanshon– tianifme, pour rejetter le faix de cette te , Ce pniffent acquitter des charges tant vraie accufation , que Commes feuls en importanres,qui u"ayantjamais été nourris France qui avons différé la publication & ni infiruits en la maifon de Dieu, à peine réception de ce grand fynode écuméni- peuvent-iis rendre raifon de leurs atl:ions guedeTrente,reçu & gardé par tous les ordinaires; à peine peuvent-ils parler Rois & Potentats chrétiens. Nous fup- leur langue maternelle; A ceux-là la cor– plions très-humblement V. M. que ce faine retl:ion, la prédication, !'ordre, la police, concile foit accepté & publié en votre la difcipline, les clefs de l"églife peuvent– royaume, royaume Très - Chrétien le elles être commifes? Permettez, SIRE, plus grand en dignité , le plus ancien :! notre humilité de s'élever, & de vous en la foi de routes les autres monarchies, dire de la part de Dieu notre maitre, auquel partant devrait reluire tout que vous êtes refponfJble devant lui de exemple de piété , qui ne fe peut éten- toutes les nominations aux évêchés & dre davantage, qu'embralfant & recevant abbores de votre roraume. pour vous ce qui a été indubirablement ditl:é par le êrre un jour demandé compte exatl: des S. Efprit en cette illullre & dotl:e corn ames péries faute d'infirutl:ion , faute pagnie, fort aifé à reconnaitre par les d'adminifiration de fa parole, de fes fa– rrès'-faintes & admirables ordonnances cremens. Les petits , comme die le Pro– qui s'y voient, infirutl:ions entieres pour phere , ayant demandé du pain , perfon– tous fideles, ra nt en la doéirine qu'en la ne ne fe trouvant pour leur en rompre , police&difcipline.Pource dernierpoint, la maléditl:ion n"eU que trop certaine. s"il fe trou voit chofe aucunement difficile Servez-vous, S1RE, du confeil de \"O~ à digérer & réfoudre contre les libertés, très-humbles ferviteurs & fnjets, bref franchifes, immunités des églifes parti- en paroles , mais gr:md en fubllance, & culieres de ce royaume, il efi en V. J'vf. très-falutaire. Vous êtes maintenant maî– fi vos fujets n'y prenant tel goût qu'ils tre de vos affaires; vous fave-L à qui vous devraient , d'y apporter tempérament & Je devez : relliruez à fon églife cc qui modification, pour lever toutes diflicul- ell :l fon églife: attachez-vous à la fainte rési qui pourraient empêcher l'accom- opinion de votre grand ayeul , & faine plilfement de ce faine, grand , excellent prédécelfcnr, tige de votre royale mai– & digne œuvre , qui aura bien plus de fon , qui ne voulue jamais prendre fur poids & de force , à la grande fatisfac- lui le hafard des nominations aux béné– rion de votre peuple. décharge de votre lices. Ce même avis confirmé & approu– confcience, V. M. prenant réfolution vé par votre parlement, qui a cru la par l'infpiration divine , de refiaurer ce pragmatique-fantlion , en ce qui ell des grand édifice myflique, qui ne fe fou tient életlions aux bénéfices , être conferva– fur pierres mortes & inanimées; mais fur trÎcc du droit commun , de la décence pierres vives, fondamentales, angulaires, de l"églife , grand retranchement des. fans lefquelles , Dieu l'ayant ainli vou- abus, qui depuis ayant été peu heureu– Ju, ne peut fubfiller l'exercice & vraie fement abrogés, s'y font glilfés. Si tou– reconnoilfance de la reiigion , qui fe dé- tefois , pour quelques confidérarions à bite par les évêques & pafleurs hiérarchi- nous inconnues, Votre l'v'-aicfit'.· vouloir ques , interpretes des· myfteres divins , demeurer ferme en ce qu'elle auroit trou– auxquels feuls, & à tous eccléfialliques, vé avoir été depuis quelques an;iées pra– fondés de légitime puilfance , appar- ti9ué par que.lques~un,s des Rois vo~ pré– tient, privarivement à tous autres, & dcceffeurs; c efl 1c1 ou votre Cierge vous par eux-mêmes , d'enfeigner , inllruire, tend les mains , pour dorénavant nom– GifpecfCJ les facreme.l}s , remettre les mCJ à telles & 1i grant:!es charges, per- http://e-mediatheque.mmsh.univ-aix.fr/ [YM-54-13] Corpus | Histoire de Provence
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