Recueil des actes, titres et mémoires concernant les affaires du clergé de France : Tome 13

2.{j Remontrnn'e de Monfieur d'Angennes ; 14'4 riture cle ceux qui y étoient ~pDell~s, ils ceffcur, que Dieu abfolve , ès année~ pouvoient fccourir & aider les affaires 1 58+ & 1 586. toutefois confidérant les publiqct::s , comme ils ont fait en plu- grandes affaires de Votre lVbJellé , & la lieurs occalions. Ces commodités de- dépenfe qu'il lui convient fupporter, & puis trente ans for.t diminuées de plus des qu'il ell rJifonnable que vos fujets s'effor· trois quarts: & quand je dirai que depuis cem pour vous fecourir , nous n"avons dix ans feulement, fans meure en confi- fait difficulté d'accorder encore pour dix dération ces diminutio11s précédentes , ans la même fubvention , & en avons !1ous Commes ~ppauvris d~ ces crois quans, palfé _contr;lt avec me11ieurs de . vo~re 7e ne penfero1s pas mentir , la preuve en confe1l ; & mettrons perne de fat1sfa1re dl ai fée à faire: notre principal & plus à notre promelfe. J\bis l'exécution dé– clair de notre revenu, font les dixmes qui pend par une bonne partie de ce que nous fe roçoivent fur les fruits des terres, dont pourchalfons, c'ell à favoir, du r.'.·ta– la moitié & plus, qui avoient accouru- blilfemenr de la difcipline entre nous, mé être labourées, font à préfent en fri- pour attirer la bénédiéèion de Dieu fur che , les autres fi mal cultivées , qu'elles nous & fur tour le royaume , aulli que ne rapportent ce qu'elles avoient de cou- los bénéfices foient pourvus de bons & rume. D'ailleurs , le peuple ne payant vrais titulaires , ôtés des mains des per– plus de dixmes en plufieurs endroiis qu'à fonnes laïques , qui par ces économats fa fanraifie & volonté , & fe rrouvJnt & confidences jouilfent du revenu , & grand nombre de perfonnes de coures ne veulent payer ni acquitter les charges, <JUalirés ciui n'en plient point du cout, tant pour le divin fervice, que pour & d'autres qui les ufurpent & s'en ac- cerce fubvention. Nous en aurions des commodent, notre appauvrilfcment de l'lainres particulieres de plufieurs fortes. cette plrt ell fort clair & manifetle. a propofer, fi ,ie ne craignois d'ennuyer D'autre part des terres & polietlions que Votre 1Vla1etlé, feulement je dirai , qu'il nous avions & nous relloient de trois ou · a été rapporté en votre confeil , attef– quatre aliénations précédentes, une gran- nrion faite par vos officiers, approuvée· de partie en a été vendue ès années 1 586. par les génétJux de vos finances , de & 1 588. pour les affaires du royaume ; plus de fix - vingts bénéfices tenus par & cc peu qui nous ell demeuré a été tel- mains fortes en un feu! dioceîe, def– Jement ruiné & pillé par les gens de guer- quels le receveur des décimes n'a pu. re, & nos fermiers li maltraités , qu'il être payé , ni recevoir aucune chofe. ne fe trouve qui les veuille labourer & Cela étant alfez commun en plufieurs· prendre à ferme, fi ce n'ell avec une ex- quartiers, & les pauvres receveurs & traordinaire diminution , & y en a plu- leurs commis , & ayant charge d'eux ,, fieurs déferres & fans être labourées. Le battus & outragés , quand ils demJn– peuF!e , des. aumônes & libéralités du- dent le paiement des taxes , & depuis que nous avons grand foulagement & peu de jours , le receveur du diocefe· fecours , ell tellement appauvri, & la de Luçon a eu le bras coupé de plufieurs charité tellement refroidie, que n'en coups d'épées, par un gentilhomme,. pouvons efpérer que fore peu d'aide; allant pour lever les dixmes des bénéfi– : ;avec cela les charges ne font diminuées, ces dont il jouit. Monfieur Gobelin ~ mais augmentées & crues. grandement , tréforier de votre épargne, en a eu avis ,. il nous faut eu plufieurs endroits rebâtir comme auffi Callille : Si votre JUtorité ou réparer les égliîes , les meubles , or- ne fait celfer ces violences , & que nous. nemens , calices , livres, & autres cho- n'ayons de vrais titulaires aux béné– fes néceffaires pour la célébrltion du fi ces, auxquels on fe puilfe adrelfer, & divin fervice ; rebâtir & rérablir nos que l'autorité foie confervée aux fupé– habitations , tant en h ville qu'aux rieurs fur les polfèflions des bénéfices,. champs, & le prix de toutes chofes ell & que les· économats fpirituels & con– encheri au double. fidenciers ne celfent, il ne faut efpé- Ces diminutions & granàs appauvri[- rer oue les deniers de cette fubvencion femens nous pourroient faire demander puilfent être levés; & nous pouvons en– avec grande rJ1fon & jullice, d'être core faire remarquer à Votre Majellé léchargés pour l'avenir de la fubven- un notable intérêt qu'elle a en ces– tion accocdée au feu Roi voue. préié- économats & confidences , d'autant • http://e-mediatheque.mmsh.univ-aix.fr/ [YM-54-13] Corpus | Histoire de Provence

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