A. Hanoteau : Essai de grammaire kabyle : renfermant les principes du langage parlé par les populations du versant nord du Jurjura et spécialement par les Igaouaouen ou zouaoua||suivi de notes et d'une notice sur quelques inscriptions en caractères dits Tifinar' et en langue Tamacher't

— 352 — TRADUCTION LIBRE On raconte qu’un certain imbécile, entrant un jour dans une vil le, trouva écrit sur la porte : « Tout étranger qui mourra dans cette cité sera enseveli aux frais du roi, qui donnera quatre-vingts dirhems pour son linceul. » Cet individu, qui était plus à sec d’argent qu’un juif un jour de samedi, se trouva un jour dans la rue, en présence du roi qui passait; il se mit à crier ; Justice ! (lîttér. je suis lésé). — Qui t'a lait du tort? lui dit le roi. — J ’ai vu écrit sur la porte de la ville, répondit l ’homme, que tout étranger qui mourra dans cette ville sera enseveli aux frais du roi, qui donnera quatre-vingts dirhems pour son linceul ; pour moi, vingt dirhems suffisent à mon dernier vêtement, et j ’ai dès à présent un urgent besoin des soixante autres ; comptez-les moi, et, lorsque je mourrai, vous n'en aurez plus que vingt à me donner. Le rpi se mit à rire et ordonna qu ’on lui remît la somme qu’il demandait. L’homme la prit et continua son chemin. Quelques jours après, il rencontra encore le roi ; ili s'arrêta et cria ; Justice! comme la première fois. Les personnes qui accompagnaient le prince lui demandèrent qui l'avait lésé. J ’ai vu, répondit-il, la nuit dernière, Jésus fils de Marie (que les bénédictions et le salut de Dieu soient sur lui !), et il m’a dit : « Tu ne moufras que noyé. » Je réclame donc les vingt dirhems restant de mon linceul, parce que désormais il ne m'est plus nécessaire. Le roi s'amusa de sa ruse et lui fit donner une’ petite pension, ■ i TRADUCTION EN KABYLE DES ZOUAOli ♦ \ Thah'akaith s ethk'ebailith igaouaouen Histoire en kabyle des Zouaoua Ek’h'àren fef iioun onrgaz d'amesloub ikchem fer iiouth On raconte su r un bomme imbéc i le i l en t ra dans une themd'int izera itsouarou d’i thabbourth is aferib enni vi l le, i l v i t 11 a été écr i t su r la por te d ’el le : « L ' é t range r leque l f a immethen d’i themd’int agi a th ikefen ougeUid ’ ad% iefk » devan t m o u r i r dans cette vi l le, enseve l i ra l u i le roi , il donne ra azat eüehefen Ihenianiin en iriaîin argaz agi our isâi » le p r ix du l inceu l quat re-v iugts de réaux . » Cet homrnene posséda i t http:/ /e-mediatheque@mmsh.univ-aix.fr [8-16354 FR] Corpus | Langues

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