Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome quatrième
( i88 ) >; encore nn assez long espace de te111ps avant· » que les fusiliers viussent le prendre pour le » conduire au supplice. Les prisonniers fidèles· >) en profitèrent pour couper de ses cheveux, . >~ et lui enlever respectueusen1ent plusieurs )) autres petits effets. Tandis qu'il éprouvoit » cette espèce de violence, et qu'il s'en défen– » doit avec beaucoup d.'hun1ilité, il se blessa )> légèren1ent un doigt, dont il sortit ~u sang, >) que 11ous recueillîn1es précieusen1ent, sans » en laisser rien perdre. Nous jouissions ainsi, >> avec le plus vif intérêt, du bonheur de con– » server encore par1T1Î nous ce digne n1art.yr , » lorsqu'on vint s'en1parer de Jui pour le con– » d nire à la n1ort. Il en1brassa sa sœur, il nous » en1brassa tous aussi,, et avec la paix d'une ') conscience caln1e , qui va jouir de la récon1- >J pense de ses vertus et de son zè1e. Con1n1e ' ' sa foiblesse et ses plaies lui per111ettoient à » peine de se soutenir sur ses jan1bes, pour n abréger la 111arche, plutôt sans doute que >) pour ditT•Ïnuer ses douleurs, qui avoient si » peu én1u ses juges, on le porta dans une ); chaise :t bras; et ce fut ainsi qu'il parvint au '> lieu de son trion1phe, n1ontrant, jusqu'au n dernier n1on1ent, une an1e profondén1ent e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (4)
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