Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome quatrième
( 159 ) gieux. Après .qu'il e~1t été p1·on1u aux ordres·. sacrés , ses supérieurs l'envoyèrent au M.ans, ponr y ren1plir les fonctions . de préfet de chœur et de n1aître des cérén1onies : cett.e place. étôit assortie à ses ·goitts et à son naturel. Alors d'un caractère gai , insouciant peut-être, il ai111oit à s'occuper d'ol'.>jets de détail par rap– port aux arts , inontrant un talent 111arqué pülll~ la n1usiqut:, et d'aillcui·s ne tén1oignant qu'une légère inclinatiou pour les sciences. Ne nous affligeons pas si ces con1n1encc""".' rnens ne ~ont point l1eureux; le berceau de la révolution le rendit co1nn1e un nouvel hon1n1e. Il a voit évité j usq11e-Jà les discussions épineu~ ses , c~ tout .ce qui pouvoit troubler sa trau• qnillité con1n1e ses jouissances hab1tuelles, et (l'aiJleurs en soi très-iunoccutcs : tout à.. coup il s'arn1e d'une activité qui jusqu'alors lui avoit -été inconnue, soit pour · s'iustruire lui-i11ê111e des 1natières contestées par les révolùtiou– uaires, s·oit pour en instrui1~e les autres. Soii travail porta des fruits pré.cieux : le pretnier fut pour loi, puisqu'il refusa, conJn1e {ouction~ naire puhlic, Je sern)c11t s<.:I1i srnatîquc sur la constitution prétentlue civile tlu, clergé : le _se– ~on.d fut pour les ~lèves . du _sén1inai.re' leur e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (4)
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