Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième

( 494) rétablir, il demanda son changement pou1~ une place de vicaire à la campagne, où ses devoirs fussent renfern1és dans un cercle plus étroit, et n1ieux proportionnés à son état de foiblesse. Placé dans la paroisse de Hotot, aux envi-·· rons de Dieppe, il y vit bientôt renaître sa vigueur, et son zèle s'enflamn1a de nouveau pour la sanctificatio11 de ses frères. Ren1ar– quant que les deux sexes se f réquentoient fa– milièrement, l'ami des n1œurs réussit à inspirer aux jeunes filles cette pudeur si bien nommée le paifu1ii de la vertit, et les jeunes gens di– soient, dans leur naïf langage : Depuis qu'il est avec nous~ il ren~d toutes les filles dévotes; entre elles, pas une qui 'lJeuille parler à aucun~ de nous. Beaucoup de personnes qu'il avoit· conduites avec tant de succès au Pollet dans . ' les voies de la ferveur, n·e purent consentir à s'éloigner d'un si bon guide : les plus agiles alloient le trouver à Hotot , et il se rendoit régulièrement une fois chaque sen1aine dans son ancienne paroisse, pour continuer la di-. rection des autres. Y a-t-il lieu de s'étonner d'un aussi fidèle attachement ? L'homme de Dieu captivoit les suffrages, ençhainoit toui les cœurs. Sa douceur e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)

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