Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième

( 45ô ) con111te martyr de ]a foi et de la vérité. Il étonna ses juges par sa constance, et plus · encore par son ardente charité. Après avoir entendl;l. de lent bouche sa sentence de n1ort, il alla les e111brasser l'un après l'autre, les re1nerciant de ce qu'ils lui procuroient le bonheur de verser son sang pour Jés.us-Christ et pour son Eglise. Il ne 111anqua pas aussi de prévenir, par ce signe d'a111ou.r paternel, l'accusateur public, qui s'étoit n1ontré le plus ardent à presser sa condan1nation. Reconduit dans son cachot, il voulut se . i_'.>réparer à sen sacrifice, en écrivant à ses paroissiens fidèles, co~sacrant toute. la ·ll-1:1Ît à la prière, et le n1atin reçut le sacren1ent de pénitence. Là se trouvait un autre prêt~e ca– tholique qui n'avoit pas encore été jugé, et qui lui procura les secours ineffables de la foi. Ce prêtre charitable, après avoir échappé à ces jours n1alheureux, a fi<lèle111ent transn1is ce que nous racontons ici. Le confesseur offrit ensuite le saint sacrifice de la n1esse, prélude de cet autre sacrifice qu'il -alloit faire de sa vie. Il acheva son bréviaire, récita les sept psaun1es de la pénitence, et fit in1médiate111ent après sa préparation à la n1ort .. A onze heures, la force e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)

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