Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième
( 595 ) rais, en 17 79, et lui conféra aussi le titre de doyen du canton, quoiqu'il en fût l'un des plus jeunes curés. Mais, avec une vertu solide, on peut paroî· tre con1me un vieillard dès Je printen1ps de sa vie. Le nouveau pasteur, par ses lun1ières, son zèle et sa prudence, sut se concilier, dans · le degré 1€ plus éminent, l' esti111e, la con– fiance et l'affection de ses paroissiens. Ils fu– rent pro1i1pten1ent récompensés des heureux sentin1ens qu'ils avoient voués à sa personne : ~ l'ép oque du fameux sern1ent, qu'il refusa, leur bon curé se décida facilement à rester au milieu d'eux, pour continuer à y opérer tout le bien qui pouvait être en son pouvoir. De– puis le n1ois de septe1nhre 1792 jusqu'au inois de mai 1 795 , con1bien ne fut-il pas précieux, non-seuleinent à son troupeau, mais encore à beaucoup <le paroisses à r1ni les n1alheurs des ten1ps avoient enlevé leurs guides. Toujours en course pen~ant la i1uit, dénoncé, poursuivi de toutes parts par les dérnagogues, enfin il crut devoir céder aux instances-des an1is de la religion, qui, pour leur propre sûreté; le pres... soient viven1ent de quitter la France. Il en sortit au 111ois de i11ai 1 793, fit quel~ e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)
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