Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième
( 563 ) raccusé' lui reprocha de l'imposture' et ùe lui accorda que viugt-quatre heures pour jus– tifier de sa prestation du sern1ent. l\1is au se– cret, en fern1é dans nn cachot, ne pouvant plus con1n1uniquer avec qui que ce fût, le saint religieux, au sein des plus épaisses té– nèbres, fut écla.1ré d'une subite lumière, et se re.proch~ le plns a1T1(?rern cnt d':1''üÎr cédé .aux insinuations de son avocat. Celui-ci cher– choit inutilement à caln1er ses ren1or<ls. « l'lon, ,, non, répondait toujours le père Grégoire, - . . . ' . » vons ne n1e rassurez point; 1e retraclerat » tout ce que vous n1'àvez fait dire; j'ai pu '> scandaliser le peuple, je ]ui avone1·ai nia » faute, et sans donte je la laverai dans 1Tl<>n » sang, Dieu n1e la pardonnera, je l'esp~rc, » à cause de la pureté de nies in te nt ions; car ..,, je n'en avois pas d'autre que ceJle d"épar-– » gner un crin1e à mes juges. Aveugle c1uc » j'étois ! je n1e rendais coupable nioi-1nê n1e ». Ses justes regrets avaient été fortifiés par nn billet parvenu dans son cachot, et où l'on s'exprin1oit ainsi : << L'aveu d'un sern1ent sup– » posé et illicite scandaliseroit le~ fidèle~. lJes )) schisn1atiqnes ne n1anqueroienl pas d'en " trion1pher. Ceux qui vous l'out <:onsciih~, ,, iniquâ miseratione com,noti sunt) con1u1e les e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)
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