Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième
( 361 ) l> faut un grand i11i racle de la gr.âce, pour les }) convertir ». Le n1atin il fut conduit à Vesoul, présenté AlU greffe du tribunal crin1inel, et subit un long interrogatoire. Entre autres questions, l'ac– cusateur public lui deman~a quelle étoit sa demeure. « Je n'en ai plus de fixe, répondit '> l'accusé, depuis que la nation n1' a chassé àe cc n1on couvent.•Je vais partout où n1'appel– >} lent les besoins spirituels de mes frères. - ,> Avez-vous })rêté le sern1ent de liberté et d'é- 1> galité ? - Non )) . On le conduisit en prison, où se trouvoient déjà quatre ecclésiastiques qui furent pénétrés de douleur lorsqu'ils le virent arriver. Ils n'ignoroient pas ton• les services i111portans qu'il rendait à la relîgion. Dans un second interrogatoire, il fit les n1ê– n1es réponses que dans le pren1ier. Cepen– dant, soit par hurnauité, soit par respect hu– main, ses juges i~1aginèrent un n1oyen de lui sauver la vie. « La loi, lui dit nu avocat dé– » puté par eux, prononce peine de 111ort con· ' ' ' d. » tre vous, et vous n avez qu un n1ot a · ire » pour l'évitere Répondez cxpre~sén1ent que » vous avez fait le scrn1ent. - A l)ieu ne plai– » se, reprit aussitôt le 111issionnaire, que je ~ fasse un tel aveu! Croycz-yous donc que j~es- e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)
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