Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième
( 545 ) ' » je ne fais pas de doute que le reste ne s'ac- >J con1plisse égalen1ent; cette partie ne co11- >J cerne que n1oi seul ». Rentré en Ii.,rance, l'an 1796, et pénétré du désir de servir ses frères, dans la plus in1portante, ou n1ienx encore, la seule importante de toutes les af– faires , celle du salut éter11el, il y concourut avec zèle, jusqu'à. ce que, arrêté co111 n1 e .én1igré, et n1is ·en jugen1ent avec M. Donadieu, ainsi qu'avec d'autres François fidèles à la cause de l'autel et du trône, il fut condan1né co111111e .r eux. Un con1pagnon de ses fers, qui nous a co1nmuniqué le récit de cette fin édifiante·, .observa qu'au mon1ent oi1 le disi)ositif de la sentence de n1ort fut lu au confesseur de la foi, il s'opéra tout à coup sqr sa figure .une révolution qui déceloit l'heureux se11ti– .n1ent de la paix qui régnoit en son ame. Il .devint beau con1me les anges, et son visage parut céleste. Avec plusieurs généreux é111u– les de sa sainte résignation, il marcha, plein de courage, au supplice, et ces innocens proscrits s'anin1oient111utuellement à mourir pour la foi. Deo gratias qui semper triuniphat nos in Christo Jesu, et odorem notitiœ suœ manifeslat per nos in omni loco. II. Cor. u. e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)
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