Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième

( 535 ) l/extrên1e violence dont ils usèrent en l'entrai~ nant, lui fit })ressentir que son dernier rno– n1ent approchoit; et, passant devant le calvaire d'Argouges, il leur de111anda qu'il lui fût per-– mis de s'y arrêter pot1r prier. Il y resta pros-- ., ... .. terné pendaut quelques n1inutcs : on le fit re- lever; et, l'ayant conduit à l'écart, on lui con1- . 1nanda d'ôter ses habits; il ob·éit, et leur dit : « ~e· ne crois pas avoir ofl'ensé ·aucun d'entre » vous; 1nais si cela rn'est arrivé, je vous prie » de n1e pardonner, con1111e je vous pardonne )) 111a n1ort >J. Ensuite il leur recon1n1anda de respecter les saintes huiles dont il étoit chargé, se. n1it à genoux ; les in1pies. flrent feu aussi~ tôt, et le confesseur de Jésus-Christ ton1pa roide n1ort sur la place, le 14 août 1795, ·âgé d'envir.011 trente-trois ans. Son .corps repose devant la principale porte de l'Eglise de Carnet .. On nous a ·rapporté que les habit.ans d~~.t\r~ gouges vouloient conserver son corps , mais que ·ceux de l'autre paroisse que . nous .venon~ de non1n1er, le réclan1èrent con11ne leur · pro– priété, et J'inhu111èrent, en exprimant }es S~t;l- , ti1nens de leur vénération pour les rest~s pré– cieux d'un confesseur de la foi. Justoruni animœ in manu Dei sunt • et non tangèt e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)

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