Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième

( 550 ) den1arche d. un homn1e que, dans le printemps cle sa vjc et de la nôtre, nous bénissions avec tend.resse ! Hélas ! pourquoi faut-il que de cruelles clissentions politiques et reljgieuses aient à jan1ais divisé des cœurs qui jadis goû– toieut tant de jouissances à se reposer les uns dans les autres ! Con1pagnon de n1es jeunes années, vous, autrefois notre fidèle an1î, qu'a– vec la grâce du ciel il vou~ eiit été (1epuis long– ten1 ps aisé de ressusciter ces beaux jours! Con1- hien de fois nous répétân1es, et da11s l'exil, et s.ur le sol de la patrie : 0 ittùia1n J ô iitiua1n!) A \l n1on1ent oi1 le serviteur (le Dieu ,·it ton1he1• ses chaînes, les an1es pieuses et ferventes con– solées si long-temps par son n1inistère, firent tous leurs efforts pour le retenir à llennes; 111ais, rési&lant aux offres les plus avantageuses, il pr~féra de retourner servir la religion dans le pays oil il étoit né, d'y reparoître encore pour y <.;Onsoler les rnalheureux, po,ur les assis.ter, et i:~artager leur rni~;è·re. I.1a persécution cessa pendant quelqlle temps, n1ais bientôt elle recon1111ença avec plus de fureur c1ue jan1ais. Des hordes de brigands, con– nus sous le uon1 de ce1itsou,s_,à causedesceut sous r1u·on leur payoit par jour, parcouroient le.s e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)

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