Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième

( 515 ) :·avoit développé le plus magnanin1e , dévoue... n1ent à son prince, à sa patrie. Mais le spec~ ·tacle de la nlort, et d'une n1ort en apparence ignon1inieuse, le silence du ciel qui se réserve une éternité pour récon1penser ses élus, et pour -punir les vils assassins qui vor1t exécuter le plus exécrable· décret, cet ensen1hle de in aux cause· au jeune François un instant d'égarement; il sen1bleroit désespérer de la Providence. Alors l'évêque de Dol le serre dans ses ])ras, le cou– vre de n1ille baisers, cache dans ses cheveux blancs le front jusqu'alors intrépide, il lui .n1ontre le ciel et ses in1111ortelles couronnes, il ressuscite une foi con1111e éteinte, rend à un cœur flétri le feu ·de la vie, et le je11ne héros de son pays va expirer en héros de la reli– gion. Vous eussiez après entendu le vénéra– ])]e apôtre de Dol, disant au peuple éploré qui l'environne, lorsqu'il n1archc à la n1ort : , « ~les bons enfans; nous n'étions pas venus >' pour vous conquérir, rr1ais bien pour vous n convertir >). !./apôtre de \T aunes se rend au supplice, entre Son1lJreuil, Joseph de Broglie, de la I_Jandelle, chef des chouans; et le théâ– tre cle leur trio111phe, surtout de celui du juste, est une pron1enade publique de 1 / annes, 11on1- e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)

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