Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième
( 51 I ) tcnt les mén1oires du temps, resserrèrent les én1igrés dans cette prciqu'ile , où ils se virent forcés, le 20 juillet 1795. Le con1te de Sombreuil ~e rendit, avec sept ou huit cents gentilshommes. Il paroît certain qu'il y eut u11e capitulation écrite, ou du n1oins une pro– n1esse verbale de ]es épargner. Le non1hre total des prisonniers étoit de quatre mille. Ils furent enfermés dans l'église d'Auray·. La jus– tice, l'honneur, la politique, prescrivoient égalen1ent de ne pas souiller la victoire. C' é– toit l'avis des généraux; mais de barbares dé– putés pressèrent l'exécution des lois atroces qu'ils avoient rendues. Au n101nent de la dé– faite des troupes fidèles, on étoit venu avertir l'évêque et son frère du péril in1n1inent qui n1e– ·naçoit leurs jours, et leur o.frrir la facilité de se jeter dans un ca11ot, et de se réfugier sùr une frégate angloise qui n'étoit pas loi11 de la côte .. tt Mais laissero.ns -nous, dit le pontife à l'abbé, » laisserons-11ous sans consolation, sans se– >> cours spirituels, ces malheureux blessés, nos » concitoyens, nos con1pagnons d'infortunes? » Nous pouvons leur être plus que jan1ais uti-· » les. A.h ! n1on frère, ne les abandonnons )> pas, et sacrifions, s'il le faut, la vie de nos-. e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)
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