Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième

( 284 ) ble à lui-n1ême, et se vit, avec les sentin1ens et le céleste clévouement des n1artyrs, con– dan1né, le 6 février 1 795, à la peine de n1ort, avec confiscation de ses biens au profit de la république_, et l'i111 pression de la sentence 110111 icide au non1hre de six cen.ts exen1p1ai- I ,. • \ f f f l A • r.es . .... 1n1que arret ut execute e 111e111e 1our; et la perversité put jouir de la joie des dé- 111ous , en livrant deux victin1es à ]a fois : celle qui venoit d'in1n1oler sa vie pour la foi de Jésu5-Christ, con1ptoit une autre elle-n1ême dans la personne de ~f.. Jacques . Alingun, · fi·ère du confesseur, et son digne successeur à la cure de Belcastel. A la nou vellc du n1ai:·– tyre de son bienheureux frère, il est frappé con1n1e d'un coup de foudre, ton1he subite- 111ent, périt peu de jours après, et va saus doute pour ja111ais s'unir à celui dont il vient de }lleurer an1èren1ent la perte. Les de~x b'ères étoient dignes fun de l'autre; celui qui survécut un n10111ent, ren1plissoit toutes les fouctions du saint i11inistère dans sa paroisse et dans les environs, avec un zèle et u11 courage vrain1ent apostolique. Nous tenons les pré– cieux détails que nous venons de consigner ici, du provicaire général, de 1\1~1. les eu- e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)

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