Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième
( 245 ) qu'une très - modique partie pour l'entretie11 <le sa n1aison, n1ais encore, presque tout un patrin1oine assez considérable, le firent bénir de ses enfans spirit.uels. Il les gouverna pen– <laut environ douze ans, et n1érita que son chapitre le non1n1ât doyen , d'une voix una– nin1e. Cette 111arque hor1orable de confiance _mit ses vertus da~is un plus lleau jour; il re~ doubla d 'activité, de piété, de ferveur, d'as– ~iduité à tous les oflices, ~"an1our pour soe . . . \ saint 1111111stcre. I.Jorsq,u'éclata la fameuse révolution, l\f. Ha· nus étoit dévoué trop parfaiten1ent et à l'au– tel et au trône, pour ne pas rejet<~ r tous les ~ermens qui lui fureut l~~opo~és. Cc refus ~cou-rageux le récluisit à une honorable disette, et 11 vécut du secours que ) ui donnoient quel~ ques . paret~s r1ue. la Providence lui avoit con– servés. Dans un" âge déjà ava11cé, Ja douleur (Iu'il épr~1:1voit des n1~lux de sa patrie, lui oc– _casion~ .. uue n1alad1e grave. Il y avoit près de six moj~ qu'une enflure universelle le re...: tenoit g~r un fauteuil, sans que presque per– sonne osât le visiter. On co1.nn1encoit alors à . ~ :exécuter la loi terrible de la déportation, co11 .. tre le clergé fid(.~le. ~lais tous les gens <le hi en e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)
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