Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième
( 224 ) son archevêcp1e, et respecta son autorité. Il ne se per·n11 t aucuu \ 111 urrnu re contre sa conduite envers lni; et lo1·sqt1'on le consultoit sur des objets t"clatifs aux opinions trop n1anifestées <le .i\1. de 1\1outazct, il se . contentoit de ré– poudre n1odcsten1ent : « ,J'ain1erois n1ieux » croire à l' l~glise universelle et à son chef vi– >> sihle, qu'à un prélat parlicuJier ». Dans cet heureux esprit, il dissuada quelques co111n1u– nau~és de filles, de lire des ouvrages alarn1ans, qui leur étoient souvent donnés en préseut, à l'occasion des proft~s~ious, par un hon1n1e en place, et que Je pontife lui- n1êa1e avoit chargé de cette partie. _;\ vec ces sages pré– cautions, 1'1;io111n1c de .Dieu parvint à sauver de la contagion de respectables vierges, dont plu– sieurs out <lepuis scellé leur fr>i par reffusion de leur sang. Sans s'in1n1iscer lui-n1ên1e dans ·aucun de ces démêlés, ne s'expliquant que de– vant très-peu de personnes, attaché sincère– ment à un institut dont il avoit voué, daus toute la ferveur de son an1e, l'observation, aux pieds àes saints autels, ·il usoit de ce n1onde con1n1e n'en usant pas. A son retour de l'exil, privé de l'auteur de ses jours, il se retira avec sa pieuse mère, auprès des 1naisons re- ligieuses e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)
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