Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième
( ?.12) A. • , • • • 1 n1en1e onction, sans prcc1p1tat1on, sans trou- ble, et avec autant de tranquillité qu·e s'il eût été assis dans uu confessionnal comn1ode, et pendant )es ten1ps les plus caln1es .. Il les laissa toutes daus l'ignorance que, le matin même du jour où il venoit de leur prêter tous les secours de son n1inistère, il alloit être conduit au supplice; il ne voulut pas encore qu'aucune d'elles connût tont ce qu"il souffroit d'une po– sition insupportable à tout autre qu'à un géné– J'eux i11art.yr, qui saisissoit l'occasion de rem– plir ses angustes fonctions jusqu'au dernier n1on1ent de sa vie. Afin de pouvoir les enten– dre, il fut obligé de se tenir suspendu, les pieds attachés au rn-ilieu de trous pratiqués dans le mur de pierre. Les extrê1nités de son ·corps étoient liées par· une barre de trente à quarante! livres pesant, tenue à des anneaux de ·fer. Ces anneaux, par le poids de la barre, lui coupoient les parties inférieures des jambes. On enferroit ainsi les prêtres , s'il nous est pern1is d'en1ployer celte expression, con1me toutes les autres victin1es, dès que la sentence ·de n1ort étoit portée. Cet acte d'une charité héroïque fut, peu d'heures après, récompen– sé par la palme du n1artyre. e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)
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