Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième

( 209 ) 111iui~tres, qu,on doit le supplice du confes– seut" de la foi. Le bourreau et ses valet~ étoient excédés de la fatigue que leur occasionoit uu grand non1bre d'exécutions qui avoient eu lieu dans la sen1ainc précédente; et des patriotes furibonds se proposèrent pour rçn1plir cet af– freux 111inistère. On prétend que' ces nouveaux bourreaux, par leur irr1péritie, firent souffrit .. à la victime la i11ort la pl us cruelle; qu'ils la tinrent, pendant plusieurs n1inutes, sous le couteau fatal, et que, ne sachant pas le faire tomber d'aplornb, pour que le co111dan1né pé– l'it d\1n seul coup, celui-ci en reçut trois à plusieurs n1inutes d'intervalle. ()n assure cn– corei qu'après avoir continué de }lrêcher le peuple assen1blé, aussi long-temps qu'il eut -l'usage de la parole, ·il conserva sa connais– sance jusqu'au dernier instant. Dominus Deus aspr"ciet verilatem et consolahilur in. nobis. Patiùs est ah honiinibus morti datos spem ex– .pectare à Deo, iterùm ab ip.\·o re5suscltandos. II. Mach. vu. Sicut abundanl passiones C'hrlsti in . nobis, ita •l per Clirlst11n1 abundat consolatio nvstra. II. Cor. 1. 111. e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)

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