Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième

( 106 ) gré la crainte qu'il ressentoit jour et nuit d'ê– t.re découvert, sa cou~enancc résignée et sa. piété fervente étoient un évangile continuel pour ses charitables hôtes. Enfin Dieu voulut que, dans son hu1nble serviteur, la grâce ren1- portât sur la nature un trion1phe solennel. Un rnisérable, inforn1é de la retraite du juste, courut le dénoncer, et, le 14 août 1794, il fut arrêté de très-grand n1atin. Chose n1erveil– leuse, et la pren1ière ré.con1pense des vertus de ce bon pasteur! Autant il avoit jusque-là i11on– tré de frayeur, autant il signala de force et de courage devant les ennen1is de tout bien. Aus– sitôt on Je conduit au tribunal révolutionnaire; il y développa, pendant la courte durée de son procès, la plus noble fermeté; il entendit prononcer son arrêt de mort , avec un sang froid héroïque; et, conduit in1n1édiatement à l'échafaud, il s'y rendit, il y n1onta dans les 111ên1es sentin1ens, et, gravissant les n1arches, il prononça, comn1e on le plaçoit sur la plan– che fatale , ce verset du psaun1e ltl1~sel'ere: Benignè fac) Do1riine ~ in bonéi volzlntate tuâ,, Sion J ut œdificenlitr 1nuri Jerusaleni. Ainsi, le 1 4 août l 7 9.4 fut le jour de son arrestation, de sa con1parution au tribunal sanguinaire, e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)

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