Guy Carron : Les confesseurs de la foi dans l'église gallicane à la fin du dix huitième siècle : tome troisième

( 195 ) té rieur que l'on conservoit au culte catho.– lique, soit par l'appât des richesses. Les chai~ res de vérité devenues celles du 1nensonge et de r apostasie ' retentissoient de ces asser• tions n1ensongères, que l'on pouvoit saisir et posséder les biens enlevés aux légitirnes propriétaires. L'apôtre des pauvres de l'hôpi– tal de Rennes, fut con1n1e l'an1e de ces pé– rilleuses n1issions que J'on étendoit jusqu'aux environs, ,même jusqu~à deux lieues de la ville. Dans la suite ces pieux orateurs furent arrêtés~ en1 pr.isonnés, con<lan1nés à plusieurs années de détention dans les prisons ou les n1aisons de force; n1ais l'abbé Bénard se montroit apparen1111ent d'une i11anière plus ostensible encore que les autres; aussi, plus vivement et plus constamment signalé que ses dignes collaborateurs, il ne couronnera pas seulement ses travaux par la perte de· sa liberté, il aura le bonheur de porter sa tête sur l'échafaud. Ce dernier sacrifice devoit être précédé de plusieurs autres, ainsi que des plus grands travaux. La loi qui, dans l'année 1792, con– dan1noit à la déportation les prêtres fidèles à la voix de la cons(Îence, ne tarda pas de e-Médiathèque | Histoire Provence | YM_74 (3)

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